vendredi 24 juillet 2026
L'important est de semer - Texte inspirant
samedi 11 juillet 2026
Rebirth - texte de Maxime Ginolin



mercredi 24 juin 2026
Cultiver les dix actions vertueuses
- Tuer, ôter la vie à un être vivant, qu'il s'agisse d'un être humain, d'un animal ou même d'un insecte.⇒ L'action vertueuse consiste à s'abstenir de tuer, à respecter et à protéger toute forme de vie.- Voler, prendre ce qui ne nous a pas été donné, que ce soit par la force, la tromperie ou en secret.⇒ L'action vertueuse consiste à respecter les biens d'autrui, à ne prendre que ce qui nous est offert, à cultiver le détachement et à développer la générosité.- L'inconduite sexuelle, faire un usage inapproprié de la sexualité en causant du tort à soi-même ou à autrui, par exemple par la tromperie, la contrainte ou l'abus.⇒ L'action vertueuse consiste à vivre sa sexualité avec respect, responsabilité, bienveillance et considération pour le bien-être de tous les êtres concernés.
- Mentir, dire délibérément des choses fausses afin de tromper ou d'abuser autrui.⇒ La parole vertueuse consiste à dire la vérité avec sincérité, honnêteté et bienveillance, sans chercher à blesser ou à nuire.- Calomnier, utiliser la parole pour créer la discorde, la divisionou des conflits entre les personnes.Médire, répandre des rumeurs ou critiquer autrui de manière malveillante.⇒ La parole vertueuse consiste à favoriser l'entente et la réconciliation, à apaiser les conflits et à mettre en valeur les qualités et les aspects positifs de chacun.- Les paroles dures, employer des mots blessants, grossiers ou agressifs,proférer des injures ou parler sous l'emprise de la colère.⇒ La parole vertueuse consiste à s'exprimer avec douceur, respect, bienveillance et compassion, en choisissant des mots appropriés et constructifs.- Les paroles futiles, se laisser aller à des conversations vaines, frivoles ou inutiles, à des bavardages inconsidérés et sans intérêt véritable.⇒ La parole vertueuse consiste à faire un usage conscient de la parole, à parler avec discernement et à s'exprimer lorsque cela est utile, juste et bénéfique.
- La convoitise, désirer s'approprier ce que l'on ne possède pas, vouloir obtenir les biens, les avantages ou les qualités qui appartiennent à autrui.⇒ La pensée vertueuse consiste à être content et satisfait de ce que l'on a et de ce que l'on est. Elle consiste également à se réjouir du bonheur, des réussites et des qualités des autres.- La malveillance, vouloir nuire ou faire du mal à quelqu'un. Souhaiter qu'un malheur arrive à autrui ou se réjouir de sa souffrance.⇒ La pensée vertueuse consiste à cultiver des sentiments de bonté, de bienveillance et de compassion envers tous les êtres. Elle souhaite à chacun le bonheur et le bien-être, et demeure libre de la haine, de la méchanceté et de la colère, même envers ceux qui nous ont fait du tort.- Les vues fausses, soutenir des conceptions erronées de la réalité, refuser de reconnaître les conséquences de ses actes ou nier la loi de cause à effet (karma).⇒ La pensée vertueuse consiste à chercher à comprendre la réalité telle qu'elle est, en développant la sagesse par l'étude, la réflexion, l'observation et la méditation.
lundi 22 juin 2026
L’éthique bouddhiste
Dans le bouddhisme, l'éthique repose sur le principe que les actions du corps, de la parole et de l'esprit ont des conséquences pour nous-mêmes, pour les autres ainsi que pour tout ce qui nous entoure (les animaux, l'environnement, etc.).
On distingue deux types d'actions : les actions vertueuses, appelées kusala (terme pali signifiant « sain », « habile », « favorable » ou « bénéfique »), et les actions non vertueuses, appelées akusala (« malsain », « malhabile », « défavorable » ou « nuisible »).
L'éthique bouddhique nous invite à prendre conscience des états d'esprit à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons. Elle nous encourage ainsi à devenir responsables tant de nos états mentaux que des conséquences de nos actes.
Cette éthique s'exprime notamment à travers des préceptes (cinq, huit ou dix selon les contextes). Ceux-ci ne constituent pas des règles absolues ni des interdictions imposées par une quelconque autorité humaine ou divine. Ils sont plutôt des principes et des guides de conduite destinés à favoriser une vie juste et harmonieuse.
Leur objectif est de créer les meilleures conditions possibles, tant sur le plan individuel que collectif, afin de soutenir notre propre progression spirituelle ainsi que celle des autres êtres.
Le système bouddhique de discipline éthique n'a pas été conçu comme un ensemble figé de règles. Au contraire, à mesure que la Sangha se développait, le Bouddha instaura progressivement diverses règles de conduite afin de répondre à des situations particulières et de permettre aux moines et aux nonnes de rester concentrés sur leur pratique. Ces règles avaient pour but de les aider à éviter tout ce qui pouvait les détourner ou les distraire de leur cheminement spirituel.
En effet, certaines activités ou certains comportements renforcent l'attachement, le désir, l'aversion, l'agitation ou l'insatisfaction. À l'inverse, d'autres favorisent le calme, la stabilité et la concentration de l'esprit, créant ainsi des conditions propices à la réflexion, à la méditation et à la réalisation de l'Éveil.
La conduite éthique (sila), qui constitue le premier des trois entraînements de la pratique bouddhique, permet de développer la discipline et la maîtrise de soi nécessaires à la pratique de la concentration (samadhi) et au développement de la sagesse (prajna). Ces trois entraînements — éthique, concentration et sagesse — forment ensemble le chemin qui conduit à la libération de la souffrance.
En les cultivant, le pratiquant réduit progressivement les causes de l'attachement et de l'ignorance, cesse de produire le karma qui entretient le cycle des renaissances et s'achemine vers la libération du samsara, le cycle des existences conditionnées.
Le Vinaya, qui constitue le code de discipline monastique, comprend plus de deux cents règles de conduite. Dans la tradition theravāda, il en compte 227 pour les moines (bhikkhus) et 311 pour les nonnes (bhikkhunīs).
Lorsqu'une personne souhaite s'engager officiellement sur la voie du Bouddha, elle « prend refuge » dans le Bouddha, le Dharma (l'enseignement) et la Sangha (la communauté des pratiquants). Cette démarche s'effectue généralement au cours d'une cérémonie simple, durant laquelle elle s'engage également à observer les préceptes éthiques fondamentaux (sīla).
- Les cinq préceptes de base -
. S'abstenir de prendre ce qui n'est pas donné.
. S'abstenir d'une conduite sexuelle incorrecte ou préjudiciable.
. S'abstenir de paroles fausses, malveillantes, blessantes ou inutiles.
. S'abstenir de consommer des substances intoxicantes qui troublent la clarté de l'esprit et favorisent l'inattention.
Le Bouddha explique comment toute la pratique découle naturellement étape par étape du développement de la vertu, sans qu'il soit besoin de désirer atteindre l'étape suivante.





