Matthieu Ricard est moine bouddhiste dans la tradition tibétaine, humanitaire, auteur de livres et photographe. Il est né le 15 février 1946 à Aix-les-Bains. Il est le fils du philosophe, essayiste et journaliste Jean-François Revel (né Ricard) et de la peintre Yahne Le Toumelin.
Après un premier voyage en Inde en 1967 où il rencontre de grands maîtres spirituels tibétains, il termine son doctorat en génétique cellulaire en 1972. Traducteur depuis le tibétain vers le français et l'anglais, il est depuis 1989 l’interprète en français du dalaï-lama.
Il vit maintenant dans la région de l’Himalaya depuis plus de 50 ans, principalement au monastère de Shéchèn au Népal.
Fondée en 2000 par Matthieu Ricard, Karuna-Shechen met en œuvre des projets humanitaires pour les populations défavorisées d’Inde, du Népal et du Tibet :
L'histoire commence il y a 2 500 ans en Inde. Le Prince Siddhārtha devient Bouddha, premier du nom, après une nuit de recherche de "l'éveil ultime". La suite est racontée par Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain.
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Les 4 nobles vérités
Après avoir atteint l’éveil ultime, le Bouddha attendit 40 jours avant de délivrer son enseignement. Comme un médecin, il diagnostique la souffrance des êtres, et propose d’y remédier. Explications avec Matthieu Ricard, moine bouddhiste.
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La recherche de la vérité
Dans la religion bouddhiste, la souffrance est issue de l'ignorance. Mais comment s’en sortir ? Selon Matthieu Ricard, moine tibétain, il faut aller au-delà de notre propre perception et comprendre l’interdépendance des choses.
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L’essence du bouddhisme
A l’image d’un oiseau qui a besoin de ses deux ailes pour voler, le bouddhisme se pense et se pratique par l’union indéfectible de deux idées : la sagesse et la compassion.
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L’exercice de l’ego
Pour comprendre comment se pratique la sagesse, le bouddhisme propose l’exercice de l’ego. Existe-t-il à l’intérieur de soi une entité autonome et séparée ?
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Cultiver sa compassion
Le bouddhisme est l’union de la sagesse et de la compassion. Un amour altruiste qui se matérialise de quatre façons différentes.
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La "qualité lumineuse de l’esprit"
Le bouddhisme est une science de l’esprit. Ce dernier est ainsi capable d’aller au-delà de nos propres perceptions de la réalité. Comment fait-il ?
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Les antidotes à la souffrance
Le bouddhisme a-t-il réponse à tout ? Cette religion propose en effet des outils pour lutter contre chaque cause de la souffrance. Sont-ils efficaces ?
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Comment être vraiment libre ?
Souvent, la liberté se pense par rapport à autrui. Dans le bouddhisme, la liberté se trouve au contraire à l’intérieur de soi-même.
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Dialogue avec la science
Quels sont les rapports actuels entre la science et le bouddhisme ?
Empirique, la religion bouddhiste peut ressembler à la science. Un parallèle devenu collaboration à travers des programmes de recherche.
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Les pistes de soins
C’est scientifiquement prouvé ! Au-delà de la simple empathie, la compassion pratiquée par les bouddhistes peut soigner les malades atteints d’épuisement émotionnel, le « burn-out ».
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Le double accomplissement
Le bouddhisme a pour but d’atteindre la liberté intérieure, la connaissance véritable, et l’état d’éveil ultime. Certes, mais pour quoi faire ?
Quelques temps après son Éveil, le Bouddha alla trouver ses cinq anciens compagnons ascètes à Isipatana (Sarnath) près de Bénarès pour leur expliquer sa découverte et partager avec eux son expérience. Il mit ainsi en mouvement "la roue du Dharma" en donnant son premier enseignement.
Le sermon (de Bénarès) sur les quatre nobles vérités (Dhamma cakkappavattana sutta) constitue le fondement et le cœur de la voie du Bouddha, il est indispensable de bien en comprendre le contenu, car tous les autres enseignements en dérivent.
1) La vérité de la souffrance (dukkha)
2) La vérité de l’origine de la souffrance (samudaya)
3) La vérité de la cessation de la souffrance (nirodha)
4) La vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance (magga)
Ces quatre nobles vérités sont souvent comparées à une maladie et au processus des soins dispensés de la part d'un médecin :
La première vérité constate la maladie, les symptômes.
La deuxième en établit le diagnostic, la cause.
La troisième annonce que la guérison est possible.
La quatrième donne le traitement, le remède.
1/ La noble vérité de la souffrance :
La première noble vérité énoncée par le Bouddha montre l'universalité de l'expérience de la souffrance (dukkha).
- La naissance est dukkha, - La vieillesse est dukkha, - La maladie est dukkha, - La mort est dukkha, - Etre uni à ce que l'on n'aime pas est dukkha, - Etre séparé de ce que l'on aime est dukkha, - Ne pas obtenir ce que l'on désire est dukkha. - En résumé, les cinq agrégats (la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience) d'attachement sont dukkha.
Dukkha est un terme pali qu'il est impossible de traduire correctement en français. Communément, dukkha veut dire "souffrance, douleur, maladie, peine, souci, misère", mais aussi tous les états de frustration, d'insatisfaction ou d'ennui, y compris ceux dont nous ne sommes pas véritablement conscient.Dans la première noble vérité, dukkha représente la vision la plus vaste qu'a le Bouddha de la vie et du monde.Il ne signifie pas seulement la souffrance ordinaire, mais désigne également l'impermanence, l'imperfection...
Cette première noble vérité doit être comprise, si l'on ne comprend pas dukkha, on a peu de chance d'être incité à faire un effort pour pratiquer la voie menant à la libération de la souffrance.
2/ La noble vérité de la cause de la souffrance :
Voici, amis, la Noble Vérité de la cause de la souffrance :
c’est le désir avide ou la "soif" qui est à l’origine des incessantes renaissances. Elle s’accompagne de la passion et de la recherche du plaisir que l’on trouve tantôt ici, tantôt là. En d’autres termes, c'est la soif des plaisirs des sens, la soif de l'existence et la soif de la non-existence.
La souffrance trouve son origine dans le désir et l'attachement (objets matériels, personnes, idées, opinions, statut social, réputation...). Le désir de ce que l'on n'a pas, de ce qui semble nous manquer et l'attachement à ce que l'on a et que l'on veut garder en notre possession plus ou moins fortement.
L’insatisfaction est une source de souffrance continuelle, elle est sans cesse stimulée par cette soif immense de vouloir satisfaire tous les désirs.
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Le désir et l'attachement peuvent être décrit dans ce que le bouddhisme appelle les huit dharma mondains, huit aspects qui font le tour de toutes les expériences et qui d'une manière ou d'une autre engendre de la souffrance :
- Désirer le bonheur et craindre le malheur, la souffrance.
- Obtenir ce qu'on veut (gain) et avoir peur de perdre (perte).
- Rechercher la louange, être valorisé et redouter les critiques, les blâmes.
- Chercher le reconnaissance, de l'attention et avoir peur d'être ignoré.
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La deuxième noble vérité établit donc que l'origine est l’attachement à trois sortes de désirs (soif) :
- La soif des plaisirs des sens - La soif du devenir ou d'existence - La soif d'annihilation ou de non-existence
Le terme "soif" comprend non seulement le désir et l'attachement aux plaisirs des sens, à la richesse, à la puissance, mais aussi l'attachement aux idées, aux idéaux, aux opinions, aux théories, aux conceptions, aux croyances...
C'est cette soif, ce désir, cette avidité qui est la cause principale, immédiate de la souffrance, et en se manifestant de manières variées, donne naissance à toutes les formes de souffranceet à la continuité des êtres.
Cette soif, ce désir est lui-même conditionné, lié à des causes. La première cause c'est l'ignorance qui entraîne les formations karmiques qui engendre la conscience, laquelle crée le nom et la forme, à l'origine des six sens. Les six sens donnent lieu au contact, et le contact à la sensation. Celle-ci provoque la soif ou le désir qui se transforme en saisie ou attachement.La saisie devient le devenir ou pulsion vers l'existence qui conduit à la naissance, puis à la vieillesse et la mort.
Ces douze liens interdépendants sont à l'origine de la souffrance car, selon l'enseignement du Bouddha, tout est relatif et interdépendant.
Ainsi, le désir, la "soif", n'est ni la première, ni l'unique cause de l'apparition de la souffrance, de l'insatisfaction (dukkha). Mais c'est la cause la plus palpable et la plus immédiate.
Tant que notre esprit est envahi par l'ignorance, la confusion mentale, la colère, la haine, le désir, l'orgueil, la jalousie... nous ne trouverons pas un moment de paix, ni le véritable bonheur libre de la souffrance.
3/ La noble vérité de la cessation de la souffrance :
Voici, amis, la Noble Vérité de la cessation de la souffrance : c'est la diminution puis la cessation complète de cette "soif". C’est abandonner, renoncer et se libérer définitivement de cette "soif".
(Dhamma-cakkappavattana-sutta (Samyutta Nikaya, V. 420-424)
La mise en mouvement de la Roue du Dhamma)
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La troisième noble vérité nous enseigne que nous pouvons nous libérer de la souffrance puisque celle-ci est issue de causes et de conditions.
Elle enseigne qu’il est possible de mettre fin à la souffrance en éliminant ses causes, c’est-à-dire en se libérant de la soif, de l’attachement aux désirs et, plus profondément encore, en mettant fin à l’ignorance.
En les connaissant, nous pouvons agir sur ces causes et ces conditions, et progressivement les transformeret atteindre le nirvana (sanskrit) ou nibbana (en pali),l'état de libération de la souffrance, l'extinction de la "soif", du feu des passions, des attachements, de l'avidité, des conditionnements et mettre fin au cycle des renaissances (samsara),
Le nirvana c'est la paix ultime de l'esprit, le bonheur suprême, c'est la fraîcheur du cœur quand le feu du désir, les passions, les perturbations mentales, les réactions émotionnelles, les attachements et les conditionnements cessent.
Le nibbana (ou nirvana) est l’objectif ultime du bouddhisme. Il représente l’état de libération totale et la fin de la souffrance.
4/ La noble vérité du chemin qui mêne à la cessation de la souffrance :
"Voici, amis, la Noble Vérité du Sentier conduisant à la cessation de la souffrance : c'est le Noble Octuple Sentier qui inclut la vision juste des choses, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existence juste, l'effort juste, l'attention juste et la concentration juste."
(Dhamma-cakkappavattana-sutta (Samyutta Nikaya, V. 420-424)
La mise en mouvement de la Roue du Dhamma)
Le Noble Sentier Octupleest le chemin, la voie qui mène à la libération totale et définitive de la souffrance, de l'insatisfaction, du mal-être (dukkha), qui conduit à la connaissance, la sagesse, à la vision profonde (l'Éveil), et à la paix ultime, au bonheur suprême (nirvana ou nibbana)dont la saveur peut être expérimentée dans cette vie même.
L'Éveil, c'est la fin de l'ignorance, de l'illusion, c'est réaliser la sagesse, la connaissance directe et non conceptuelle de la réalité, c'est la libération de tous les états conditionnés, de tous les attachements. Il est au delà de nos conceptions dualistes du bien et du mal, du juste et de l'injuste, de l'existence et de la non-existence.
Celui qui a réalisé l'Éveil est libéré de toutes les obsessions, des tracas, des difficultés et des problèmes qui tourmentent les autres. Il ne regrette pas le passé, il ne se préoccupe pas de l'avenir, il vit dans l'instant présent. Il est joyeux, serein et paisible. Il est libre des désirs égoïstes, de haine, d'avidité, d'orgueil, de malveillance et de toutes les émotions perturbatrices. Il est plein d'un amour universel, de compassion, de bonté, de sympathie, de compréhension et de tolérance. Il rend service aux autres de la manière la plus désintéressé, car il n'a pas de pensée pour lui-même, ne cherchant aucun gain, n'accumulant rien, même les biens spirituels, parce qu'il est libéré de l'illusion du Soi.
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L'Octuple Sentier est également appelé« la voie du milieu », car il évite les deux extrêmes que sont d'une part la poursuite du bonheur dans la dépendance du plaisir des sens et d'autre part la poursuite de la libération dans la pratique de l'ascétisme et de la mortification.
L'Octuple Sentier enseigné par le Bouddha se divise en trois catégories :
- La sagesse (prajna), l’aptitude à discerner dans nos comportements ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible, distinguer le vrai du faux. C'est la compréhension de la vraie nature de la réalité et l'entrainement de la pensée afin de développer la connaissance :
1) la compréhension juste, 2) la pensée juste
- L'éthique (sila), la discipline morale qui consiste à développer une attitude vertueuse dans nos relations avec les autres et conduit à la paix mentale :
3) la parole juste, 4) l'action juste, 5) les moyens d'existence juste
- La concentration (samadhi), pour apprendre àdiscipliner, à focaliser notre esprit par la pratique de la méditation, de l'attention, de la pleine conscience et développer la clarté et la paix intérieure :
6) l'effort juste, 7) l'attention juste, 8) la concentration juste
Matthieu Ricard :
les quatre nobles vérités (3 min 28)
"Cela ne suffit pas de dire aux gens : vous souffrez" explique Matthieu Ricard.
La deuxième noble vérité du Bouddha est d'identifier les causes de la souffrance. Pour les bouddhistes, l'ignorance, la confusion mentale, la haine, ou la jalousie sont de véritables terreaux aux malheurs des êtres. Et en mettant le doigt sur ces éléments, le Bouddha révèle donc la troisième et quatrième "vérités", qu'il est possible d'y remédier et de s'en libérer concrètement. "Ici commence la voie du bouddhisme, qui est un chemin de transformation de l'être, de l'ignorance à l'éveil."
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"Les quatre Nobles Vérités constituent le socle sur lequel reposent toutes les traditions bouddhistes, tous courants confondus. De l'origine de la souffrance à sa cessation, elle tracent le chemin vers l'Eveil, passant par l'Octuple Chemin."
C'est quoi le bonheur ? - Le film de Julien Peron et Laurent Queralt -
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Recherche universelle depuis des millénaires, l’homme n’a cessé de se questionner. Philosophes, écrivains, scientifiques, maîtres spirituel, chercheurs en tout genre s’attardent à comprendre la mécanique du bonheur. Et si le bonheur cela s’apprenait ? Et si tout partait de notre éducation ?
Pendant 4 ans, Julien Peron a sillonné notre belle planète en autofinancement à la rencontre de ces hommes et femmes qui cherchent à percer les mystères du bonheur. Véritable livre de développement personnel, il aborde un nombre important de thématiques toutes liées au bonheur et nous met face à nos responsabilités et à nos choix. Le bonheur est vital, indispensable à notre équilibre. Il est à l’origine de nombreuses vertus et joue un rôle prédominant sur notre santé; être heureux permet de vivre plus longtemps, d’avoir un meilleur système immunitaire et d’être bien dans sa peau, tout simplement ! Cela apparaît comme nécessaire pour mener une vie personnelle et sociale harmonieuse. Un documentaire à offrir et à diffuser largement autour de vous !
De nationalité française et canadienne, sœur Dao Nghiem est une moniale bouddhiste ordonnée en 2003 par le vénérable maître Thich Nhat Hanh. Elle a reçu la transmission de la lampe du Dharma en 2011.
*** Ordonné moine bouddhiste en 2001, enseignant du Dharma dans la tradition zen depuis 2009, Chân Phap Khi a pratiqué une dizaine d’années au monastère du Vénérable Thich Nhât Hanh, le Village des Pruniers en Dordogne.
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Marianne Claveau est enseignante et prône la pleine conscience à l'école à travers Wake up schools. Wake Up Schools est une initiative pour offrir aux éducateurs, aux étudiants et aux communautés scolaires des programmes de pleine conscience durables pour un environnement scolaire sain et heureux.
Texte extrait du livre de Thich Nhat Hanh « L’énergie de la prière », éditions « Le Courrier du Livre ».
Comment nourrir le bonheur
Ma pratique m’apporte paix et joie, Je fais le vœu de les cultiver Et de les arroser tous les jours par ma pleine conscience.
Pour mes ancêtres, ma famille et toute l’humanité, Je fais le vœu de pratiquer avec diligence. Je suis conscient que, dans la société, D’innombrables êtres souffrent, Noyés dans les plaisirs sensoriels, la jalousie et la haine.
Je suis déterminé à prendre soin de mes propres formations mentales, A pratiquer l’écoute profonde et la parole aimante Afin d’établir la communication, De permettre la compréhension Et d’apprendre à accepter et à aimer.
Comme un boddhisatva, Je fais le vœu de regarder les autres Avec les yeux de l’amour bienveillant, D’ouvrir mon cœur à la compréhension. J’écouterai attentivement Avec les oreilles de la compassion Et l’esprit accueillant Afin de soulager la souffrance des êtres vivants Et d’apporter la paix et la joie dans leur cœur.
Je suis conscient que l’ignorance et les perceptions erronées Peuvent faire de ce monde un enfer. Je m’engage à pratiquer toujours la voie de la transformation, A cultiver la compréhension et l’amour bienveillant, Afin que ce monde devienne une terre pure.
Par delà la naissance, la maladie, la vieillesse et la mort, J’ai trouvé mon chemin et je n’ai plus peur. Quel bonheur de vivre dans la stabilité et la liberté, Et de participer à la mission des Bouddhas et des boddhisatvas De sauver tous les êtres ! En cet instant et pour toujours, Mon cœur déborde de gratitude.
Ainsi ai-je entendu, un jour que le Bouddha demeurait au monastère d’Anathapindika, dans le parc Jeta, près de Savathi. Dans la nuit, un deva apparut. Sa beauté et sa radiance illuminèrent tout le parc. Après avoir salué le Bouddha avec respect, le deva posa une question sous la forme d’un gatha (poème) :
“Nombreux sont les dieux et les hommes qui désirent savoir quelles sont les plus grandes bénédictions que peut apporter une vie paisible et heureuse. Je vous prie, ô Tathagatha, enseignez-nous.”
(Et voici la réponse du Bouddha) :
Vivre en compagnie des sages,
Ne pas être associé aux sots
Et rendre hommage à ceux qui méritent d’être honorés,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Vivre dans un bon environnement,
Avoir planté de bonnes graines,
Savoir que l’on est sur le bon chemin,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Avoir la chance d’apprendre,
Être habile dans sa profession,
Savoir respecter les préceptes et employer un langage doux,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Prendre soin de ses parents
Et chérir sa famille,
Pouvoir exercer le métier que l’on aime,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Vivre correctement tout en donnant avec générosité,
Apporter soutien aux parents et amis,
Adopter une conduite irréprochable,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
S’abstenir de faire le mal,
Renoncer à l’alcool et à la drogue,
Être assidu à faire le bien,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Etre humble et poli,
Se contenter d’une vie simple, être reconnaissant,
Ne pas rater l’occasion d’apprendre le Dharma,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Être persévérant et ouvert au changement,
Avoir un contact régulier avec les moines et les nonnes,
Participer à des discussions sur le Dharma,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Vivre de manière diligente et attentive,
Comprendre les Nobles Vérités,
Atteindre le Nirvana,
Ceci est le plus grand des bonheurs.
Vivre dans ce monde
Sans avoir l’esprit dérangé par le monde,
Toute souffrance éteinte, demeurant dans la paix,
Ceci est le plus grand des bonheurs
Celui et celle qui suivront ces principes,
Partout resteront invaincus.
Où qu’ils aillent, ils seront en sûreté et heureux,
Et ainsi, ils réaliseront le plus grand des bonheurs.