mardi 14 avril 2026

Poème - Merci, petite planète bleue

 

Merci, petite planète bleue
Auteur : 108perles/Claudine
(Ecrit en 2013)


Pour la fraîcheur de tes rivières et la limpidité de tes lacs,
Pour la pureté de l'air que je respire et le bleu du ciel,
Pour la qualité et l'abondance de la nourriture que tu nous donnes,
je te remercie.

Pour la beauté et l'immensité de tes océans,
Pour la majesté de tes montagnes et de tes forêts,
Pour tes prairies, tes vallées et tes magnifiques paysages,
Merci

Pour le parfum et les couleurs des fleurs,
pour le chant des oiseaux, le bourdonnement des abeilles,
pour la lumière du jour, le murmure de l'eau et le souffle du vent,
je te remercie.

Pour notre vie, celle des animaux, des plantes et de tous les êtres vivants
que tu accueilles, abrites, nourris et protèges,
je te dis merci.

Pour ton endurance à supporter nos comportements égoïstes
et notre manque de respect envers toi.
Pour ta patience et pour ton Amour.

Merci, petite planète bleue


"Merci"
Mon poème mis en musique (avec l'aide de l'IA) 

 "Merci" est un poème d’hommage à la Terre, notre maison commune.
Il exprime la gratitude profonde pour la beauté et le respect du monde.
Ce texte rappelle l’importance de dire “merci” à la vie, d’honorer ce lien intime avec la nature qui nous nourrit, pour tout ce qu’elle nous donne, chaque jour. 

Il nous invite à ressentir de la reconnaissance pour elle 
et à réfléchir à la manière dont nous la traitons.  
C’est à la fois un remerciement et un appel à la conscience.



"Merci petite planète bleue"
Une chanson pour célébrer la beauté du monde.

Cette chanson est née de mon poème "Merci", puis revisitée et mise en musique avec l’aide de l’intelligence artificielle.

"Merci, petite planète bleue" est une chanson d’amour et de gratitude envers la Terre, la nature, la diversité de la vie, et toutes les merveilles qui nous entourent.

C’est un chant de gratitude, une caresse pour la planète, une promesse d’amour 
et de respect, une prière douce, universelle, 
pour apprendre à aimer à nouveau notre maison commune.
Remercier la Terre, c’est aussi reconnaître notre lien avec elle, 
notre responsabilité et notre espoir.







dimanche 12 avril 2026

Samadhi - Le film

 

"Samadhi, l’état de calme que l’on atteint grâce à la pratique de la méditation, a plusieurs niveaux selon le degré d’absorption du citta dans l’objet de méditation. 
Le mot citta signifie l’esprit, le cœur ou la conscience, c’est le pivot central d’une personne, tandis que tout le reste, y compris les cinq khandha (corps, sensations, perceptions, formations mentales et conscience sensorielle), est secondaire. Pratiquement tout le monde doit développer la pratique de Samadhi pour pouvoir atteindre la sagesse et un état de bonheur qui dépasse ce qui est normalement possible dans ce monde. 
Une fois le Samadhi atteint, la voie est ouverte à la sagesse."

(Ajahn Paññavaddho - La sagesse du Samadhi)


SAMADHI
Un film en 3 parties réalisé par Daniel Schmidt
(cinéaste canadien, musicien et professeur de méditation)

"Samadhi est un ancien mot sanskrit, pour lequel il n’y a pas d’équivalent moderne. C’était un défi fondamental de réaliser un film sur Samadhi. Samadhi révèle quelque chose qui ne peut être retranscrit au niveau du mental. Ce film est simplement la manifestation extérieure de mon propre voyage intérieur. L’intention n’est pas de vous apprendre ce qu’est Samadhi ou de transmettre des informations à votre intellect, mais de vous inspirer à découvrir directement votre vraie nature..." 


Samadhi (Partie 1)
- "Maya, l'illusion du Soi" -

"...Samadhi est pertinent maintenant, plus que jamais. Nous sommes dans un temps de l’histoire où nous n’avons pas seulement oublié Samadhi, mais nous avons oublié ce que nous avons oublié. Cet oubli est Maya, l’illusion du soi. En tant qu’humains la plupart d’entre nous vivons plongés dans notre vie quotidienne, avec peu de considération pour qui nous sommes, pourquoi nous sommes ici, et où nous allons. La plupart d’entre nous n’avons jamais réalisé le vrai Soi, l’âme ou ce que Bouddha a appelé Anatta (ou Anātman en sanskrit),  ce qui est au-delà du nom et de la forme, au-delà du penser..."



Samadhi (Partie 2)
- "Ce n'est pas ce que vous pensez" -

"Les plus grands maîtres spirituels du monde, de l'Antiquité aux temps modernes, ont partagé l'idée que la vérité la plus profonde de notre être n'est pas la propriété d'une religion ou d'une tradition spirituelle particulière, mais peut être trouvée dans le cœur de chaque personne..."



Samadhi (Partie 3)
- "Le chemin sans chemin" -

Samadhi (3) donne un aperçu des deux dimensions de la pratique, à savoir la pleine conscience et la vacuité mentale.

Le Samadhi est la libération de l’identification au moi limité, la libération de notre conditionnement, la libération de la souffrance. La sadhana ou pratique spirituelle qui mène au Samadhi comporte deux aspects fondamentaux : le premier aspect consiste à purifier la structure du soi par des pratiques qui libèrent l’énergie des schémas conditionnés et des pensées pathologiques. Lorsque l’énergie est libre, elle facilite une plus grande interconnexion, l’amour et l’expansion vers des niveaux supérieurs du soi ou de l’âme. Ce que vous considérez comme “autre” s’intègre en vous. La structure du soi devient comme un nœud dans des niveaux d’esprit de plus en plus élevés.

Le paradoxe est que toutes les pratiques que nous utilisons pour nous libérer du conditionnement inconscient sont elles-mêmes conditionnées. À un moment donné, toutes les techniques, tous les concepts, toutes les actions, toutes les tentatives de réaliser le Samadhi doivent être abandonnés. Un méditant ne peut pas s’éveiller. Une structure du moi ne peut pas s’éveiller. Elle ne peut qu’abandonner les réactions de contrôle et les préférences de l’ego, ce qui pose les bases et le recâblage intérieur pour rester éveillé aux niveaux subtil et causal.

Le deuxième aspect de la pratique pourrait être appelé recherche du soi sans forme, qui consiste à prendre conscience de la conscience elle-même ; s’éveiller à la réalisation que tous les niveaux du soi ou de l’âme sont finalement vides. Comme les ailes d’un oiseau, ces deux aspects de la sadhana, la pleine conscience et la vacuité de l’esprit, nous transportent vers Samadhi, l’effondrement de toute dualité.

Le chemin, c’est vous, et chaque obstacle sur le chemin, c’est vous. Le chemin vers le Samadhi n’est pas le genre de chemin où l’on met un pied devant l’autre pour atteindre une certaine destination. Le chemin est un dépouillement de l’illusion, un réveil à qui, où et ce que l’on est exactement.



➤ Dans la tradition bouddhique, Samadhi est un état d'absorption dans la méditation profonde, de concentration mentale où l’esprit est complètement concentré sur un seul objet à l’exclusion de tous les autres. 
C’est l’esprit stable, fixé sur un point unique. 

Cet état est atteint à travers la pratique de la méditation, accompagnée d’un état d’esprit bénéfique, une concentration intensifiée qui résulte d’une tentative délibérée d’amener l’esprit à un état plus élevé, plus purifié, de pleine conscience.

En pratique, on l’expérimente comme un état de calme profond qui a plusieurs niveaux et variations, dépendant du degré d’absorption en Samadhi (dhyana ou jhana), l’esprit devient complétement stable et imperturbable. 

Quand ceci arrive, le méditant est détaché des désirs des sens et des émotions négatives, l’esprit devient plus tranquille, plus paisible. 
La joie, le bonheur et l'unification mentale apparaissent, jusqu'à l’émergence de l'équanimité et de la sagesse.

Samadhi correspond à la dernière étape de l'octuple noble sentier, la concentration juste, et résume tous les différents états d'absorption (dhyāna) atteints par les pratiques de méditation, au-delà duquel se trouve l'objectif ultime, le nirvana.

Pour voir l'article sur l'Octuple Noble Sentier...ICI

Samadhi - Méditations...ICI

La sagesse du Samadhi par Ajahn Paññavaddho...ICI

Les Dangers de Samadhi par Ajahn Chah...ICI

La concentration juste (Samma Samadhi)par Bhikkhu Bodhi...ICI

Définition de Samadhi (Wikipédia)...ICI

Samadhi - Le film

Méditations guidées
(Traduction et lecture par Jeanne Schut)

Buddhadasa Bhikkhu : Méditation guidée pour apprendre à focaliser
l'attention sur la respiration (30 min.)...
ICI

Bhante Gunaratana : Metta (la bienveillance) au quotidien.
Recommandations pour vivre mieux chaque jour (40 min.)...ICI

Source des méditations: Le Dhamma de la forêt...ICI

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Une belle vidéo pour vous invitez à méditer...

Pour mettre la vidéo en plein écran, cliquez sur le carré en bas à droite de la vidéo.

Samadhi - Le film





lundi 6 avril 2026

Le noble sentier octuple


Le Noble Sentier Octuple est au cœur de l’enseignement du Bouddha, symbolisé par une roue à huit rayons, il est le chemin, la voie qui mène à la libération totale et définitive de la souffrance, de l'insatisfaction et du mal-être (dukkha) et qui conduit à la connaissance, au calme, à la vision profonde, à la délivrance (nibbana ou nirvana).

L'octuple sentier se divise en trois catégories :

- La sagesse (prajna), l’aptitude à discerner dans nos comportements ce qui est bénéfique et ce qui est nuisible, distinguer le vrai du faux. C'est la compréhension de la vraie nature de la réalité et l'entrainement de la pensée afin de développer la connaissance.

- L'éthique (sila), la discipline morale qui consiste à développer une attitude vertueuse dans nos relations avec les autres et conduit à la paix mentale.

- La concentration (samadhi), pour apprendre à discipliner, à focaliser notre esprit par la pratique de la méditation, de l'attention, de la pleine conscience et développer la clarté et la paix intérieure.

- La sagesse (prajna) -

1/La compréhension juste

Le chemin du Bouddha est fondé sur le bon sens et l'observation attentive de la réalité. Il savait que si nous ouvrons nos yeux et regardons attentivement notre vie, nous comprendrons que les choix que nous faisons conduisent soit au bonheur, soit au malheur. 

Une fois ce principe pleinement compris, nous ferons de bon choix, parce que nous voulons être heureux. Quoi que nous fassions, la première chose est de savoir pourquoi nous le faisons. C'est pourquoi le Bouddha a fait de la compréhension juste le premier pas de son chemin vers le bonheur.

La compréhension juste consiste à voir les choses, non pas telles qu'elles paraissent mais dans leur véritable nature comme cela est expliqué dans les quatre nobles vérités.

La compréhension juste, 
c'est la compréhension des
 quatre nobles vérités
 :

1/ comprendre la souffrance (dukkha)
2/ comprendre l'origine de la souffrance (samudaya)
3/ comprendre l'extinction de la souffrance (nirodha)
4/ comprendre le chemin conduisant à l'extinction de la souffrance (magga)

La compréhension juste c'est aussi la compréhension de la loi de cause et d'effet (Kamma ou Karma, nos actes, nos actions ont des conséquences). C'est l'intention, la motivation, l'action volontaire qui crée du karma positif/bénéfique ou négatif/non bénéfique selon nos pensées, nos paroles ou nos actes.

L’aspect le plus important du karma est sa capacité à produire des résultats correspondant à la qualité éthique (sila) de l’acte, les actes non-bénéfiques deviennent souffrance, et les actes bénéfiques deviennent bonheur.

Voir l'article sur les quatre nobles vérités...ICI

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- "Le mûrissement n’arrive pas nécessairement tout de suite, pas forcément dans la vie présente. Le karma peut opérer à travers les vies successives ; il peut même rester dormant pendant un temps infini dans le futur. Mais, chaque fois que nous effectuons un acte délibéré, intentionnel, la volonté laisse son empreinte sur le continuum mental où elle reste un potentiel emmagasiné. Quand le karma emmagasiné rencontre des conditions favorables à sa maturation, il sort de sa condition dormante et déclenche un effet qui compense dûment l’acte originel. Le mûrissement peut avoir lieu durant cette vie, la vie prochaine, ou une autre vie future. Un karma peut conduire à la renaissance dans une existence future, déterminant ainsi la forme que prendra notre vie ; ou il peut mûrir tout au long d’une vie, déterminant nos différentes expériences de bonheur et de peine, de succès et d’échec, de progrès et de déclin. Mais quels que soient le moment et la manière dont il mûrit, les mêmes principes sont à l’œuvre : les actions bénéfiques donnent des résultats bénéfiques et les actions non-bénéfiques donnent des résultats non-bénéfiques." Source : https://portail-dhamma.com/la-comprehension-juste-samma-ditthi
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2/La pensée juste

La pensée juste ou intention juste, consiste à intervenir sur notre volonté, c'est-à-dire sur ce qui précède et motive nos actions, ainsi que sur notre capacité à maîtriser nos émotions, car nos pensées sont à l'origine de nos comportements et nous entraînent soit vers le bonheur, soit vers plus de souffrance pour nous-mêmes et pour autrui.

Quand nous comprenons que le désir des plaisirs des sens est la cause de l'insatisfaction, nous voyons que les pensées liées à l'attachement et à l'aversion rendent toujours malheureux.

La pensée juste consiste à abandonner les pensées négatives, telles que la convoitise, la malveillance, la haine, la colère, la méchanceté, l'envie, la jalousie, l'égoïsme... Et à les remplacer par des pensées de bonté, de bienveillance, de compassion et de non-violence envers tous les êtres, ainsi que des pensées de contentement, de générosité, de gratitude et à comprendre ce qui est juste, ce qui est vrai, à comprendre la réalité en développant la sagesse.

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-"Le Bouddha explique l’Intention Juste en trois aspects : l’intention de renoncement, l’intention de bienveillance et l’intention de ne pas blesser. Ces trois aspects sont opposés aux trois aspects de l’intention erronée : l’intention animée par le désir, l’intention animée par la malveillance et l’intention animée par l’intention de blesser. Chaque aspect de l’Intention Juste neutralise l’aspect correspondant de l’intention erronée. L’intention de renoncement neutralise l’intention de désir, l’intention de bienveillance neutralise l’intention de malveillance, et l’intention de ne pas blesser neutralise l’intention de faire du mal." Source : https://portail-dhamma.com/lintention-juste-samma-sankappa

Le noble sentier octuple

- L'éthique (sila) -

3/La parole juste

"Conscient(e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé(e) à apprendre à parler à tous avec amour afin de les soulager de leurs peines et de leur transmettre joie et bonheur. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je suis déterminé à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, la joie et l’espoir..." 

***
La parole juste, c'est éviter de dire des mensonges, de médire, de calomnier et de toutes paroles susceptibles de causer la haine, la désunion, la discorde entre les individus ou groupes de personnes, c'est aussi s'abstenir de paroles dures, impolis, malveillantes, injurieuses, grossières, ainsi que de tous commérages et bavardages futiles, inutiles ou vains. 

La pratique de la parole juste consiste à parler de manière vraie, authentique et réfléchi, en employant des mots amicaux, bienveillants, agréables, doux, qui aient du sens et qui soient utiles.

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4/L'action juste

"Ne considère pas légèrement les mauvaises actions,
En pensant: 'Un petit peu ne m'affectera pas'.
Tel une jarre d'eau remplie par des gouttes de pluie,
L'ignare se remplit de mal, l'accumulant petit à petit."
(Bouddha - DhpIX-121)

"Ne considère pas légèrement les bonnes actions,
En pensant: 'Un petit peu ne m'affectera pas'.
Tel une jarre d'eau remplie par des gouttes de pluie,
Le sage se remplit de mérite, l'accumulant petit à petit."
(Bouddha - DhpIX-122)

Source : tipitaka.fr

***

L'action juste consiste à s'abstenir de tuer un être vivant, de détruire la vie intentionnellement, délibérément, d’un être doté d’une conscience, cela inclut les êtres humains, les animaux et les insectes...

L'action juste consiste aussi à s'abstenir de voler ou de prendre ce que l'on ne nous a pas donné, à éviter l'inconduite sexuelle ou le mauvais usage des sens, ainsi que la consommation d'alcool ou de toutes substances qui troublent la conscience.

L'action juste vise à promouvoir une conduite honorable et pacifique, empreinte de compassion et de respect envers toute forme de vie car tous les êtres veulent vivre et la vie est leur bien le plus précieux. 

Apprendre à être honnête, généreux, satisfait de ce que l'on a, à respecter la propriété d'autrui, à avoir une sexualité basée sur le respect, l'amour et l'engagement à long terme.

***
5/Les moyens d'existence justes

Les moyens d'existence justes concernent nos moyens de subsistance, notre profession, ainsi que notre vie relationnelle et sociale. On s'abstiendra de toutes activités susceptibles de nuire aux autres, de faire du mal ou de tuer des êtres vivants, de créer de la souffrance, comme la fabrication, la vente ou l'usage d'armes, le commerce d'animaux, de viande, de boissons alcooliques, d'intoxicants, de drogues ou de poisons... Tout ce qui est illégal, violent, frauduleux ou nuisible à autrui est à éviter.

Pour pratiquer les moyens d'existence justes, il est important de trouver une activité, une profession qui respecte les cinq préceptes de moralité ou les cinq entraînements à la pleine conscience : 

- s'abstenir de tuer,
- s'abstenir de voler,
- s'abstenir de paroles mensongères,
- s'abstenir de conduites sexuelles incorrectes,
- s'abstenir de consommer de l'alcool
ou de toutes substances qui troublent la conscience.

Le noble sentier octuple

- La méditation (samadhi) -

6/L' effort juste

Avec l'effort juste, le pratiquant doit observer son esprit afin de surmonter et de vaincre les états d'esprit négatifs comme la colère, la malveillance, l'attachement, la jalousie, l'orgueil, qui nous entraîne vers la souffrance, et s'efforcer de développer et de maintenir les états d'esprit positifs, basés sur l'amour, la bienveillance et la compassion.  

Les quatre aspects de l'effort juste :

- Empêcher l'apparition des états d'esprit négatifs qui ne se sont pas encore manifestés.

- Surmonter les états d'esprit négatifs déjà existant.

- Faire apparaître les états d'esprit positifs qui n'existent pas encore. 

- Maintenir et développer à la perfection les états d'esprit positifs déjà présents.

***
7/L'attention juste

L’attention juste ou pleine conscience consiste à ramener son attention sur l'instant présent, à prendre conscience de ce qui se passe dans notre corps, dans notre esprit, à observer nos sensations, nos pensées et nos émotions à chaque instant.

Les quatre fondement de l'attention juste

- L'attention au corps physique Les trois pratiques essentielles de l'attention au corps sont l'attention à la respiration, l'attention à la posture et l'attention aux parties du corps.

- L'attention aux sensations : Les sensations, les ressentis peuvent être agréables, désagréables ou neutres. Si c’est agréable, ne pas s’y attacher, si c’est désagréable, ne pas la rejeter, mais être capable de reconnaître la sensation et d’aller au-delà.

- L'attention à l'état d'esprit : L'attention à l'esprit consiste à surveiller l'apparition et la disparition des différents états mentaux, à être conscient de l’émotion dans laquelle nous nous trouvons et à éviter de réagir de manière impulsive. 

Le Bouddha mentionne 16 sortes d'état d'esprit (citta) qui peuvent être notés, observés :
- l’esprit avec convoitise (avidité), l’esprit sans convoitise, 
- l’esprit avec aversion, l’esprit sans aversion, 
- l’esprit dans l’illusion, l’esprit libre de l’illusion, 
- l’esprit contracté (posé, calme), l’esprit éparpillé (dispersé), 
- l’esprit développé (ouvert), l’esprit non développé (limité), 
- l'esprit surpassable (capable de progresser), l'esprit insurpassable, 
- l'esprit concentré, l'esprit non concentré, 
- l'esprit libéré, l'esprit non libéré

- L'attention aux objets mentaux : L'attention aux objets mentaux concerne toutes nos pensées, nos souvenirs, images mentales, nos activités mentales conscientes. La pratique consiste à être attentif à toute pensée qui apparaît, à prendre conscience de sa présence et à observer sa dissolution.

L'attention aux objets mentaux concerne cinq catégories :

 - Les cinq entraves ou obstacles : (le désir sensuel, la malveillance (aversion), la torpeur (léthargie, paresse), l'agitation (inquiétude), le doute)

- Les cinq agrégats d'attachement : (la forme, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience sensorielle)

- Les six sphères des sens : (l’œil, l'oreille, le nez, la langue, le corps et le mental)

- Les sept facteurs d'Éveil (l'attention, l'investigation, l'énergie, la joie, la tranquillité, la concentration et l'équanimité)

- Les quatre nobles vérités : (la souffrance, son origine, sa cessation, et la voie qui mène à la cessation de la souffrance). Voir l'article...ICI


***

Maha Satipatthana Sutta
Le grand discours sur l'établissement de l'attention

Le Mahāsatipaṭṭhāna Sutta est une référence fondamentale dans l'enseignement du Bouddha, car il expose en détail ce qu'il décrivait comme la voie la plus directe menant à Nibbāna. Ce long discours décrit les instructions relatives aux différentes pratiques de méditations recommandées par le Bouddha, et contient également une explication détaillée des quatre nobles vérités. 
Maha Satipatthana Sutta...ICI ou ICI

Le noble sentier octuple

8/La concentration juste

Le huitième et dernier aspect de l'octuple sentier, c'est la pratique de la concentration juste (la méditation) qui permet de fixer l'esprit sur un seul point, comme par exemple la respiration ou un autre objet et l'y maintenir dans le but de ne plus être distrait par les pensées, le bavardage mental et de pouvoir observer tout ce qui se passe dans l'instant présent.

La pratique de la méditation comporte quatre stades, 
les quatre étapes de Dhyana ou Jhana (absorption).

La concentration n’est pas atteinte tout d’un coup, 
elle se développe par étapes.

Les jhana sont décrits comme des degrés de concentration qui suppriment progressivement les obstacles mentaux (sensualité, aversion, agitation, paresse, doute) tout en développant des facteurs positifs.

1er jhāna : concentration et persévérance

Le premier jhāna apporte cinq facteurs : 

1) Premier effort d’attention posé sur l’objet de méditation.
2) Attention (effort) soutenue sur ce même objet.
3) Joie.
4) Bonheur.
5) Concentration sur un point unique.

Dans ce premier degré d’absorption, l’esprit, libéré des plaisirs grossiers et des distractions, se stabilise sur un objet, accompagné d'une joie légère, du bien‑être et d’un effort soutenu de l’attention.

2e jhāna : joie et bonheur

À la seconde étape nous sommes maintenant très conscients que les sensations physiques agréables sont plus subtiles, tandis que la joie intérieure devient l’objet principal de notre attention.

On se sent clair, détendu, il donne confiance en soi et une sensation de sécurité intérieure.

3e jhāna : bonheur et unification

À la troisième étape, le sentiment de joie, qui est une sensation active, disparaît et l’on entre dans un contentement profond, sans plus de désir, tandis que persiste la concentration, la conscience lucide, la disposition de bien‑être et une équanimité consciente.

4e jhāna : unification et équanimité

Le quatrième jhāna est décrit comme une paix tellement profonde que l’esprit ne peut plus verbaliser ce qu’est la paix : il ne fait plus qu’être en repos total. Toute sensation, même de bonheur, disparaît, seules l’équanimité et la pure attention demeurent. C’est le degré d’unification absolu, maximum possible pour la conscience.

 Pourtant, même ces états de sérénité très élevés, aussi exaltants soient‑ils, ne contiennent pas la sagesse de la vision claire et ne suffisent pas à atteindre la délivrance.

La sagesse correspond aux deux premiers facteurs de la voie : la Compréhension juste et la Pensée (intention) juste, qui donnent une direction correcte à toute la pratique. Elle commence avec une compréhension conceptuelle des Quatre Nobles Vérités, puis se transforme en sagesse directe à mesure que la vertu et la concentration purifient l’esprit. 

La concentration protège l’esprit des obstacles grossiers, mais ne suffit pas seule à les éradiquer : c’est la sagesse qui perçoit l’impermanence, la souffrance et le non‑soi des phénomènes et permet la libération.

➤ La concentration calme et unifie l’esprit, et la sagesse utilise ce calme pour observer la réalité et couper les racines de l’ignorance.

➤ Les jhāna sont accessibles à tous, et chaque pas vers plus de calme est déjà bénéfique. Notre esprit est habituellement envahi de pensées superficielles, plutôt que relié à sa source intérieure, et c’est seulement dans le calme profond que l’on peut retrouver “ce qui sait” en nous et donner un sens authentique à la vie.

Le noble sentier octuple

L’octuple sentier 
1ère partie (Jeanne Schut)

Sagesses Bouddhistes propose de revenir sur l’un des enseignements essentiels du Bouddha, appelé « l’octuple sentier » que symbolisent les huit rayons de la roue du Dharma. Enseignement qui constitue le cœur même de l’enseignement du bouddha et le modèle de toutes pratiques bouddhistes.


L’octuple sentier
2ème partie (Jeanne Schut)

Sagesses Bouddhistes poursuit son étude de l’octuple sentier, un des enseignements fondamentaux du Bouddha qui relie 8 étapes essentielles afin de pratiquer la voie du Dharma. Jeanne Schut, au cours de cette émission, développera trois étapes importantes de l’octuple sentier qui sont : 
la parole juste, l’attention juste et la compréhension juste.


Le noble sentier octuple

- Livres -

Les huit marches vers le bonheur : 
Trouver la paix du cœur, la compassion et la sagesse
Vénérable Hénépola Gunaratana (Auteur)


Le Premier Enseignement du Bouddha
Le sermon de Bénarès
Rewata Dhamma (Auteur)


Le noble sentier octuple